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Soutenance de thèse de Abol Ghasem Ghiasizarch

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Université Stendhal

Université Stendhal

<Libellé inconnu>
le 14 janvier 2011

Gènes et mythes littéraires : pour un modèle biologique du dynamisme mythique.

La présente recherche est une approche transdisciplinaire et pluridisciplinaire, qui a pour objet principal la réévaluation et la redéfinition du concept du mythe littéraire, en abordant la vision des sciences biologiques, plus précisément la génétique dont les instruments et concepts servent de notre point de vue à la reconfiguration des structures déjà classiques de l’imaginaire. Nous avons comme objectif de proposer une définition du mythe qui rend compte de son évolution dans les cultures, non pas une définition statique, immobile, mais une définition qui suppose l’idée de l’évolution. Le biologiste anglais, Richard Dawkins, écrit en 1976 Le Gène égoïste, dans lequel il explique que « toute vie évolue en fonction des chances de survie des entités répliquées ». Selon lui, le gène est la principale unité de sélection dans l’évolution. R. Dawkins invente aussi le concept de « mème » comme étant l’unité de l’évolution culturelle par analogie avec le gène. Donc, il estime qu’il y a un rapport très fort entre la génétique et la culture humaine, autrement dit entre le monde physique, le cerveau humain et l’imaginaire. Claude Lévi-Strauss, Roger Caillois, Gilbert Durand et Richard Dawkins voyaient une liaison forte entre l’imaginaire et la biologie. Mais leurs recherches n’aboutissent pas à présenter un modèle concret.

Ce que nous essayerons de présenter dans notre recherche est un nouveau parcours vers ce but, avec le nouvel outil de la génétique. Nous étudions quelque domaine crucial de l’imaginaire tel que l’origine ou le Big Bang de l’imaginaire, la frontière dans l’imaginaire et le réel, le tableau des gènes littéraires et les codes des gènes littéraires. C’est une sorte de redécouverte de l’imaginaire basé sur le gène et mythe littéraire. Pour prouver notre point de vue, nous appliquons la méthode du repérage des gènes littéraires sur un récit. Cette recherche transdisciplinaire veut mettre en évidence que le mythe, comme il est défini par les mythologues, les ethnographes, les anthropologues, etc., n’est pas seulement un phénomène culturel, religieux, historique, ou déterminé par les représentations littéraires, mais il est en fait déterminé par les structures génétiques qui préparent l’homme à la propension et à la compétence de raconter des « histoires »/des « récits ».

Le jury était composé de :
Philippe Walter (directeur de thèse), Jean-Bruno Renard (président du jury, Université de Montpellier 3) et Claude Thomasset (Université de Paris IV-Sorbonne).

Mis à jour le 9 juillet 2014

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Directeur de thèse

Philippe Walter

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